@mastersthesis {774,
	title = {Tr{\'e}buche suivi de Les couleurs de la bouche},
	volume = {D{\'e}partement d{\textquoteright}{\'e}tudes litt{\'e}raires},
	year = {2016},
	school = {Universit{\'e} du Qu{\'e}bec {\`a} Montr{\'e}al},
	type = {M{\'e}moire},
	address = {Montr{\'e}al},
	abstract = {<p>Tr{\'e}buche est un r{\'e}cit autobiographique ax{\'e} sur un \&laquo; d{\'e}faut de langue \&raquo;. Divis{\'e} en vingt-six chapitres, le r{\'e}cit encha{\^\i}ne la voix d\&$\#$39;un adulte et celle d\&$\#$39;un enfant. Ce proc{\'e}d{\'e} de va-et-vient cr{\'e}e un dialogue indirect entre deux {\'e}poques et instaure une filiation symbolique. L\&$\#$39;enfant raconte son incompr{\'e}hension du fran{\c c}ais dans le milieu scolaire, ses astuces pour r{\'e}ussir les examens et sa haine envers sa langue natale. Il est tromp{\'e} par la grammaire, par les lettres qui s\&$\#$39;inversent. Chaque son est mena{\c c}ant. Il d{\'e}veloppe un dictionnaire nomm{\'e} Dictionnaire des lieux hurlants, sorte de combat qui {\'e}branle le royaume des mots. Au fil du r{\'e}cit, il grandit et se jure de ne jamais lire et {\'e}crire. En contrepartie, l\&$\#$39;adulte {\'e}labore une pratique d\&$\#$39;{\'e}criture o{\`u} la d{\'e}faillance du langage devient une force. En s\&$\#$39;affirmant dyslexique, il repousse les barri{\`e}res de la langue et s\&$\#$39;affranchit en se nommant. Il mobilise le souvenir et accompagne l\&$\#$39;enfant tout au long du r{\'e}cit jusqu\&$\#$39;au premier moment d\&$\#$39;une v{\'e}ritable {\'e}criture. Les deux trames narratives se tressent et se rejoignent {\`a} l\&$\#$39;{\^a}ge de 15 ans o{\`u} a lieu un renversement. L\&$\#$39;histoire dresse le portrait d\&$\#$39;un jeune {\'e}crivain qui transforme un d{\'e}faut de langage en un tremplin d\&$\#$39;{\'e}criture. Les couleurs de la bouche est un essai sur la parole o{\`u} l\&$\#$39;adulte ne cherche pas {\`a} simplement t{\'e}moigner de son exp{\'e}rience troublante envers le fran{\c c}ais. Au c{\oe}ur de la langue, il y a un effritement et c\&$\#$39;est dans un langage en ruine qu\&$\#$39;il puise son {\'e}nergie cr{\'e}ative. Si les langues sont vivantes, elles peuvent tomber malades. La dyslexie appara{\^\i}t donc comme un vaccin paradoxal qui m{\`e}ne ultimement {\`a} l\&$\#$39;{\'e}criture. L\&$\#$39;essai porte sur la voix fragile et dissonante de l\&$\#$39;enfant comme un lieu o{\`u} il est possible de retrouver une douleur, une blessure primaire. On est alors invit{\'e} {\`a} descendre dans la caverne du corps humain pour aller rejoindre le b{\'e}b{\'e} et sa premi{\`e}re parole, le cri. La dyslexie est li{\'e}e {\`a} l\&$\#$39;infans dans la mesure o{\`u} la d{\'e}faillance de la voix est une opportunit{\'e} de retour, une visite {\`a} rebours sur les berges natales du langage. L\&$\#$39;essai {\'e}tablit un contact avec la voix de l\&$\#$39;int{\'e}rieur, cette partie intime, animale et d{\'e}figur{\'e}e que l\&$\#$39;on retourne en plein jour en soufflant. L\&$\#$39;{\'e}criture cr{\'e}e de l\&$\#$39;espace, donne de l\&$\#$39;oxyg{\`e}ne au corps pour qu\&$\#$39;il puisse reprendre son souffle et d{\'e}crit le besoin chez l\&$\#$39;enfant de d{\'e}samorcer la langue en la piratant, en la d{\'e}construisant, en trichant. C\&$\#$39;est dans cette posture d\&$\#$39;imperfection, en refusant le sens exact des mots que le jeune {\'e}crivain r{\'e}fl{\'e}chit au pouvoir de la langue. La parole d{\'e}fectueuse de l\&$\#$39;enfant est un savoir qu\&$\#$39;il faut d{\'e}plier au regard de l\&$\#$39;adulte.</p>},
	keywords = {corps, dyslexie, dysorthographie, {\'e}criture, enfance, handicap, identit{\'e}, intimit{\'e}, m{\'e}moire, parole, voix},
	url = {https://archipel.uqam.ca/9241/1/M14617.pdf},
	author = {Beno{\^\i}t Vachon},
	editor = {Pierre Ouellet}
}
